NOS VALEURS

 

 

COMPREHENSION

 

 

L'acronyme  L.I.O.N.S liberté, compréhension, sauvegarde de nos nations se justifie encore plus aujourd'hui après les événements terribles que nous avons vécus en ce début d'année.

 

Je vous parlerai aujourd'hui de la compréhension, de sa nécessité car son contraire l'incompréhension fait des ravages dans toutes les relations humaines.

 

La compréhension dans son premier sens est la faculté de comprendre, d'embrasser par la pensée. Elle est indispensable pour toute relation avec la connaissance.

 

Mais la compréhension est aussi la qualité par laquelle on comprend autrui. C'est donc la compréhension entre humains et c’est de celle-ci qu'il est  question chez nous.

 

Nous sommes actuellement dans une ère de communication avec des moyens multiples: téléphone portable, internet… mais la communication n'est pas la compréhension.

C'est de l'information, d'autant plus difficile à comprendre qu'elle nous arrive tous azimuts et que la somme d'informations est considérable. Trop d'information nuit à la compréhension.

Nous sommes ici dans le domaine de la compréhension objective basée sur des informations intégrées dans une explication.

 

Mais il existe aussi une compréhension subjective qui se produit lorsqu'on s'identifie à l'autre et que l'on comprend l'autre de l'intérieur. Cela nécessite l'empathie pour l'autre. Nous le ressentons au cinéma ou en lisant un roman, en nous identifiant aux personnages. Dans la vraie vie, c’est plus difficile et les obstacles sont légion.

 

Chaque culture, avec sa religion propre à son propre code d’honneur, son code du sacré qui diffère du notre. Chaque culture est tentée de s'identifier à l'humanité et d'en exclure l'autre. Pour les Grecs, ceux qui n'étaient pas grecs étaient des barbares, et il a fallu l'intervention de Bartholomé de Las Casas auprès de l'église pour faire admettre que les Indiens avaient une âme.

 

Comprendre la différence, c'est entrer en partie dans la culture de l'autre et intégrer une partie de sa culture dans la nôtre.

C'est ce rendre compte aussi que des valeurs morales communes émergent de cultures fort différentes.

 

Si l'homme s'enferme dans un domaine rigide de croyance, il devient alors incompréhensif..

A nous de comprendre cette incompréhension, non pour l'excuser mais pour la combattre.

 

N'oublions jamais qu’un être humain ne se réduit pas à un acte ou à une idéologie et que les différences qui nous séparent ne doivent pas nous empêcher de retrouver en l'autre l'humain que nous sommes.

 

Saint Exupéry disait "si tu diffères de moi,loin de me léser tu m'enrichis".

 

Ce sont ces notions qui doivent prévaloir au sein de notre mouvement.

 

Il me parait important pour l'avenir de nous investir auprès des plus jeunes pour que la compréhension s'établisse entre eux et que la tolérance soit une règle de vie.

 

Pour conclure je citerai Robert Anthelme: poète résistant et déporté : « les SS veulent nous retrancher de l'espèce humaine, ils ne le pourront jamais, mais nous non plus  nous ne pouvons pas retrancher nos bourreaux  de l'espèce humaine, tout en étant nos bourreaux, ils sont aussi humains ».

 

Anthelme  nous donne une grande leçon d'humanité : la compréhension n'a pas de limite, elle n'empêche nullement de combattre le mal.

 

 

                                                                                                           Marcel Benayoun

                                                                                                           Gouverneur élu

 District 103 Sud Oues Réunion des Gouverneurs élus du DM 103

                                              Vendredi 23 janvier 2015                                                                                                                                                  

   

 

Dignité (la)

 

 La dignité est le respect, la considération ou les égards que mérite quelqu'un.

C'est le principe  selon lequel une personne ne doit jamais être traité comme un objet, ou comme moyen, mais comme une entité extrinsèque. Elle mérite un respect inconditionnel, indépendamment de son âge, de son sexe, de son état de santé physique ou mentale, de sa condition sociale, -de sa religion ou de son origine ethnique.

C'est une notion introduite en droit, en réaction aux horreurs du nazisme, dans la « Déclaration Universelle des Droits de l'Homme »de 1948. Son préambule cite « la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine »et son l'article premier déclare: «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits».

Mais si cette notion est récente en droit français, la dignité  est un principe philosophique ancien et un principe constitutionnel répandu.

Il y a des façons très différentes de comprendre le concept de dignité et on le voit bien dans le contexte de la bioéthique. On peut alléguer la dignité pour  soutenir l'euthanasie active avec « le droit de mourir dans la dignité » ou au contraire pour la condamner  au titre de «l'égale dignité de toute vie ».

Et nous les Lions?

Comment pouvons nous agir?

Nous n’avons pas de pouvoir politique. Celui la, chacun de nous l’exerce avec son droit de vote. Par contre nous pouvons venir en aide à ceux qui en ont besoin et rétablir leur dignité en contribuant à chacun d’assurer ses besoins fondamentaux.

Quels sont ils?

Si on se réfère à la très classique pyramide de Maslow on distingue:

-les besoins physiologiques: vivre ,respirer, manger, boire ,

-les besoins de sécurité: avoir un toit, vivre en paix,

-les besoins sociaux: être aimé, écouté, faire partie d’un groupe,

-les besoin d’estime: sentiment d’être utile et d’avoir de la valeur,

-les besoins de réalisation de soi.

Il en ressort  la diversité de nos actions mais aussi de leur destination: aide d’urgence en cas de catastrophes, lutte contre la pauvreté, contre les maladies: Rougeole, à l’enfance en difficulté, l’illettrisme, l’accès à la culture, la protection de l’environnement.

Il n’y a  entre ces droits ni hiérarchie de valeur ni de priorité de réalisation.

Notre dignité: c’est la nécessité de pouvoir rester debout, d’affronter nos doutes, de réparer nos erreurs, de témoigner de nos valeurs, d’avoir l’humilité d’accepter les imperfections de la vie.

    

                                                                                   

                                                                           Marcel Benayoun

                                                                           Gouverneur District 103 Sud Ouest

                                     Gouverneur en charge de la commission éthique et prospective

 

HARMONIE

 

 Dans la mythologie grecque, Harmonie était la fille d'Arès dieu de la guerre et d'Aphrodite déesse  de l’amour, deux divinités de nature opposée.  Elle épousa Cadmos, fondateur de la ville de Thèbes. On rapporte que les Dieux assistèrent exceptionnellement au mariage de ce mortel et de cette déesse et leur offrir des cadeaux somptueux dont une lyre en bois précieux à Cadmos et un  magnifique collier à Harmonie. Selon la légende, celui-ci fut dérobé et passa aux mains de multiples personnes qui toutes connurent des destins tragiques. D'une manière allégorique on peut voir en cela l'illustration du fait que celui-ci rompt  l'harmonie en subit  tôt ou tard les conséquences.

La définition du mot harmonie est multiple.

En musique, c'est un enchaînement de sons dont le résultat est agréable, c'est la science qui organise la formation et l'enchaînement des accords, c'est une formation musicale regroupant des instruments à vent et à percussion.

Au sens figuré, c'est le résultat d'ensemble engendré par le bon équilibre des différentes parties, l'état des relations entre des personnes ou dans un groupe humain qui résulte de l'accord des pensées, des sentiments, des volontés. C'est à mon avis, dans ce sens que notre président international a choisi ce terme pour sa devise "dignité, harmonie, humanité».

Notre propos d’aujourd'hui hui se limitera à l’ harmonie au sein de notre mouvement et à notre rôle éventuel dans le maintien de l’harmonie .Nous pourrions en effet évoquer l’harmonie intérieure, l' harmonie universelle …

Dans le cas présent il s’agit d'une harmonie sociale puisque  intéressant plusieurs personnes. 

Elle existe lorsque les membres de la communauté sont bénéfiques les uns  aux autres, lorsque la présence et les actions de chacun sont appréciées par tout le monde.

Comment y  parvenir ?

Il faut d'abord partager les mêmes objectifs. Dans notre association nous  œuvrons  pour l'accroissement du bien-être de tous et privilégions d'abord d'accroître celui des plus défavorisés. Si l’on suppose que l’action de chacun est bel et bien efficace dans le sens de l objectif fixé, il y a un bénéfice mutuel puisque chacun va dans le sens que l’autre souhaite . Mais l'harmonie résulte essentiellement de l'amour des autres et de l'intelligence du cœur. Elle nécessite la reconnaissance acceptée et sans jugement,  de la diversité comme valeur d'union.

Chacun doit vivre son engagement sans faux-fuyant, ce qui nécessite une attention de tous les instants et une rigueur personnelle sans faille.

Considérons un club Lions comme une balance en équilibre entre le positif et le négatif. 

Pour une raison quelconque un des plateaux de la balance penche vers  le négatif : comment corriger ce déplacement ? Tout d abord le club essaiera de résoudre ses problèmes de dissonance chacun devant y mettre du sien.  Mais si les membres du club  n´arrivent  pas à rétablir l'équilibre entre eux, ils feront appel à des membres externes et en particulier aux dirigeants. Cela est indispensable car en aucun cas, un problème ne doit rester sans réponse sous peine d'entraîner d'autres problèmes.

Certes, nous disposons de statuts et règlements pour codifier et normaliser le comportement des membres. Mais il me semble préférable de privilégier le dialogue à la contrainte. Il est indispensable de maintenir une communication rationnelle et explicative, de favoriser le calme, la réflexion, l'esprit critique.

Cela nécessite un esprit serein et dépourvu de passion. L'action qui en découlera peut déplaire à certains, mais ils apprécieront plus tard l'amitié retrouvée et le retour de l'harmonie.

J'ai choisi l'exemple du club mais il peut s'appliquer à d'autres niveaux.

J’en profite par ailleurs pour rappeler la dangerosité des courriels envoyés tous azimuts ,pire que la calomnie  dans" le Barbier de Séville " ,qui bien souvent amplifient les problèmes d’’autant qu’ils reçoivent souvent des réponses immédiates et irréfléchies .

Finalement nous pouvons nous considérer comme des chefs d’orchestre sachant donner la mesure , le tempo , les nuances afin que tous ensemble nous interprétions avec brio nos différentes œuvres , sans couac et dans l’harmonie

 

 

Marcel Benayoun

Gouverneur District 103 Sud Ouest. 

Antibes le 30 juillet 2015

 

L’HUMANITE

 

 Chers Amis,

Après dignité,  harmonie voici l'humanité le troisième terme de la devise de notre Président International le docteur Yamada. D'après le dictionnaire Larousse :

-L'humanité est l'ensemble des êtres humains considérés parfois comme un être collectif ou une entité morale : «  le bien-être de l'humanité ».

-C'est aussi une disposition à la compréhension, la compassion envers ses semblables qui porte à aider ceux qui en ont besoin.

-C'est l'ensemble des caractères par lesquels un être vivant appartient à l'espèce humaine ou se distingue des autres espèces animales.

Tout d'abord envisageons la première définition.

L'unité de l'humanité n'est rien moins  qu'évidente.

Chez les anciens, l'autre est en général perçu comme radicalement différent. Les différences priment sur l'identité et la différence est perçue comme l'indice d'une extériorité à l'humanité elle-même, dont soi-même et ses proches incarnent l'essence la plus pure et  la plus authentique.

Chez les Grecs, les autres sont qualifiés de barbares pourtant Térence déclare déjà : « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger  »

Ce n'est que progressivement que s'est faite l’idée de l'unité de l'humanité acceptant que l'autre, malgré ses différences, est un autre moi-même.

On peut souligner l'apport du christianisme dans cette notion. Une autre grande étape est le choc brutal né  de la découverte de l'Amérique, avec la  controverse de Valladolid reconnaissant l'humanité des Indiens, même si, on le sait, la pratique durable et scandaleuse de l'esclavage peut faire penser qu'il s'agit d'une simple reconnaissance sans portée pratique.

-Envisageons maintenant la deuxième définition  du mot humanité, lorsque par exemple ce mot est utilisé dans l'expression" se conduire avec humanité". Car paradoxalement, l’être humain peut être inhumain, se conduire avec une attitude froide, indifférente permettant de traiter l’autre comme un moyen, comme un pion utile ou non ;rappelons nous le stück des nazis

-Être humain c'est se soucier de l'autre, être empathique et sympathique, compatir aux souffrances, partager les joies, échanger les émotions. C'est être relié à ceux qui nous entourent, c'est manifester une solidarité une générosité, s'entraider, transmettre ce que l'on connaît. Être humain, c'est aussi ne pas tomber dans l'abîme destructeur de la possession, avoir la capacité d'opposer la tempérance et la modération

En conséquence, être humain est une manière de se conduire en tenant compte des autres, de la complexité des problèmes et en sachant faire preuve de tolérance.

Mais être humain n'est pas inné : c'est le fruit d'une éducation permettant à la fois un équilibre personnel et l'acquisition d'une culture véhiculant des valeurs morales, considérant l'autre comme son égal, digne de respect de tolérance et de fraternité.  

C'est en  respectant ces règles d'abord au sein  de nos clubs mais aussi au  dehors que  nous donnerons des Lions l'image d'humanité et d'humanisme qui au sens moral et contemporain est une attitude respectueuse à l'égard des autres hommes, une bienveillance envers les autres et c'est alors  un synonyme de philanthropie.

 

 

                                                                                  Marcel Benayoun

Gouverneur District 103 Sud Ouest

En charge de la Commission Ethique et Prospective

                                      04.11.2015

 

La  loyauté

 

Définition du Grand Robert : droiture, honnêteté, probité.

La loyauté est une qualité morale, une vertu, une force de caractère. Elle n’est pas une allégeance à un être humain.

Elle permet la transmission car elle crée un lien de confiance réciproque entre les hommes. La manière de transmettre est peut-être plus importante que le contenu transmis.

Ce n’est pas un acte instantané, mais un engagement dans la durée qui prend son vrai statut moral en se pérennisant et en se vérifiant dans le long terme. Elle est confortée et réconfortée au cours des épreuves qu’elle nous permet de surmonter.

Elle est une réaction de liberté et s’inscrit dans la notion du devoir, de la responsabilité et dans la véracité de notre comportement.

La loyauté envers soi-même :

Elle  nécessite une lucidité extrême sur ce que l’on est, nos forces, nos faiblesses, nos doutes. C’est le « connais-toi toi-même » de Socrate. Il faut se connaître et s’accepter. Nul ne se connaît  tant qu’il n’a pas dompté au plus profond de sa conscience l’hypocrisie, l’ignorance, l’ambition, l’orgueil, et la jalousie. Mais il y a quelque chose dont nous avons tous besoin: c’est l’Autre.

La loyauté envers la communauté :

Alors que la loyauté est dite impérieuse pour soi-même, elle devient capitale lorsqu’il s’agit de vie en communauté. Une morale individuelle peut-elle être indépendante du monde environnant? Nous vivons dans une période de dérives et de pertes de valeurs. L’individu cherche fréquemment la satisfaction de ses besoins et désirs dans un égoïsme qui conduit trop souvent au parjure, à la corruption, à la malhonnêteté.

La loyauté en société n’est pas un acte confortable ou une affaire de circonstances, mais une sorte de contrat que certains qualifient d’éthique, établi dans la durée, sur des valeurs communes, dans la confiance, le respect et la rectitude assurant ainsi une force de cohésion, une stabilité de la collectivité concernée, c’est donc un lien social, un ciment pour un collectif qui souhaite vivre selon les mêmes règles.

Pour qu’une société soit harmonieuse il faut qu’elle soit loyale et également inspirée par la Justice et la Solidarité. La loyauté étant une valeur partagée, celle ci induit la réciprocité pour que la concorde règne dans toute communauté. Une vie harmonieuse en société n’est pas une utopie mais un objectif, un projet. Nous pouvons contribuer à l’évolution de la société. Chacun doit s’interroger sur sa loyauté.

Il y a des loyautés incontournables pour un Lion: la Faternité, l’Accueil de l’Autre, la Solidarité, la volonté constante de respecter la Dignité de tout Homme.

S’affranchir des loyautés, c’est prendre le risque de perdre notre liberté.

 

Marcel Benayoun

Gouverneur du District 103 Sud Ouest 2015-2016

En charge de la Commission Nationale Ethique et Prospective

 

Date de dernière mise à jour : 22/09/2016